Semaine 9 : 1-5 mars
Vous avez été nombreux à poser vos questions aux meneurs d’allure du cluc Endurance 72 de Dominique Chauvelier.
Voici une synthèse des réponses de Dominique mais également de Serge Moulinneuf (meneur 3h30) et Marcel Guerineau (meneur 4h).
Il y a aura 32 meneurs d’allure : 4 en 3h, 3h15, 3h30, 3h45, 4h, 4h15, 4h30 et 2 accompagnateurs en 5h et 2 en 5h30.
Ils entreront environ 20 à 30 minutes avant le départ dans les SAS et se repartiront à l’intérieur : 2 devant (Droite et gauche) et 2 derrière (idem) afin de communiquer et rassurer les coureurs. Pour les sas 3H45’-4H-4H15’, nous nous positionnons en profondeur et en quinconce afin d’être en « visu » du maximum de coureurs.
Plus on est loin dans les sas, plus le différentiel chrono départ officiel (coup de canon) – chrono départ réel (passage sur la ligne) est important. Nous déclenchons donc notre chrono sur la ligne de départ donc basé sur le temps réel ce qui évite d’accélérer pour rattraper le retard du départ.
Nous courrons avec une allure la plus régulière possible en gérant le temps que nous devons lâcher pendant les ravitaillements qui est du simple ralentissement pour les 3 h, à quelques secondes voir une dizaines accordées pour les chronos supérieurs.
Nous sommes très attentif également sur le cardio, sur des parties en faux plat, afin de ne pas faire monter ponctuellement la fréquence cardiaque de nos coureurs nous diminuons légèrement l’allure.
Le 3H45’ me semble le plus approprié sur les 10 premiers kms. Il t’appartiendra ensuite de gérer ton allure en fonction de tes capacités actuelles, mais tu seras obligatoirement entre les 2 allures. L’inverse me semble trop présomptueux (difficile de battre son record de 10’ avec les 3h30’, tactique trop risquée).
Un ralentissement jusqu’à la marche, 50m avant puis un redépart identique permet de bien gérer l’ensemble des ravitaillements. Il faut anticiper un court arrêt de quelques secondes seulement.
En s’arrêtant après un ravitaillement pour une pause, permet d’avoir jusqu’au ravitaillement suivant pour rejoindre le groupe sans se griller. Il ne faut surtout pas sprinter mais revenir progressivement, il faudra alors compter quelques kilomètres pour rejoindre votre groupe.
Vous pouvez aussi prendre une petite avance sur le meneur d’allure avant la pause.
C'est la question la plus posée par les coureurs pendant le marathon.
De se sentir en forme jusqu’au semi et encore au 30 km c’est bonne augure mais attention il reste le moins facile c’est là que nous motivons le plus les coureurs.
Si c’est la grande forme, on peut partir vers le 35ème km mais je conseille souvent de ne pas partir avant le 38 km en se fixant mentalement que je pars faire une séance de 4 x 1000 m par exemple.
Mais il faut être également prudent, les 5 derniers kilomètres seront déjà bien longs tout seul !
Oui il est préférable de prendre ses gels pour ce chrono car vous avez l’avantage de gérer entre les ravitaillements votre besoin Les gels perso (essayés à l’entraînement) pris 100m avant le ravitaillement, seront complétés par de l’eau, essentielle à une bonne assimilation. Les 3 derniers repas avant course sont suffisants et il n’est pas nécessaire de manger en cours de route. Ne prenez pas de fruits aux ravitaillements afin d’éviter les troubles digestifs.
Le plaisir existe, quelle que soit l’allure que nous avons choisi. Il n’y a pas de difficultés majeures, si ce n’est celle de respecter au mieux, les temps/km.
En effet pour être meneur il faut environ avoir un record de 20’ à 30’ inférieur au tempo demandé soit une bonne marge pour être disponible auprès des coureurs ! Il faut aussi être facile dans l’allure.
Marcel : Animer une allure, pour 1 ou 1000 personnes, permet de prendre beaucoup de recul sur nos propres capacités. Conseiller des débutants, des stressés, des personnes ayant vécu une contre-performance, des primo marathoniens, représente plus que de donner un tempo.
Il y a toute sorte de manifestations à l’arrivée. Des larmes, des cris de joie, des bises, des poignées de mains chaleureuses. Mais aussi de simples tapes sur l’épaule, des yeux brillants. Ce n’est pas facile à décrire, mais tout cela nous va droit au cœur. Il y a aussi les messages que l’on reçoit après coup.
Mais je ne crois pas que chacun de nous remplisse ce rôle uniquement pour ça. Les mots échangés, les sourires, les boutades tout le long de ces 42 kms sont autant de souvenirs qui nous stimulent en retour.
Serge (3 h30): Nous avons des remerciements après le marathon effectivement et bien avant les coureurs nous remercient déjà dans le sas pendant la course et bien sûr au finish nous sommes leur coach du jour l anti stress de la course. Nous sommes meneur d’allure et également animateur. L’animation permet de s’évader à quelques moments pour évacuer le stress et de se libérer positivement et de fédérer un groupe qui s’auto encourage et on se sent plus fort.
Humainement, les moments les plus forts sont bien sûr à l arrivée nous partageons leur joie, l’objectif est rempli, le chrono est gagné.
Partager sa passion et aider des personnes à réussir leur objectif, leur pari, leur défi me passionne à chaque marathon.
Créer une animation afin que le marathon soit rempli de grand souvenir et non un décompte kilométrique.


